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dimanche 6 juillet 2008
Par Michèle Delaunay,
dimanche 6 juillet 2008 à 16:31 dans Journal
A l'occasion de mon premier bilan de mandat, Sud-Ouest m'a consacré une demi-page. L'article est le concentré d'une heure d'interview, fort sympathique au demeurant, avec une très réelle qualité des questions posées, l'échange ayant été enregistré dans sa totalité.
Ce concentré, qui a coûté six heures de travail à Hervé Mathurin, n'est pas toujours facile à comprendre, et j'essaye ici d'en éclairer quelques phrases.
-Condition carcérale
"J'ai porté le dossier des conditions carcérales. Alain Rousset et moi, nous avons demandé de désserer l'étau de l'été. Avec notamment une grâce qui ne serait pas une grâce parce que le juge déciderait à la place du Président de la République"
Ecrit comme ça, évidemment, ça parait plutôt obscur ..
Traduction :
Le dossier de la condition carcérale et de la justice illustre bien le lien que doit faire constamment un député entre la politique nationale et son application locale. Je me suis battue à Paris contre la loi sur la récidive qui entraine mathématiquement une augmentation du nombre et de la durée des incarcérations. A Gradignan, le taux de surpopulation carcérale a atteint 211% . L'été, la chaleur dans les cellules, rend ces conditions inhumaines d'incarcération plus pénibles encore. Nous nous sommes rendus avec Alain Rousset au ministère pour demander des mesures d'urgence afin, en effet, de "désserer l'étau de l'été". Parmi celles-ci (promenades et parloirs plus longs, activités sportives...), j'ai proposé que le Président de la République qui se refuse aux traditionnelles "grâces présidentielles" du 14 juillet exprime aux juges, et en particulier aux juges d'application des peines, le souhait qu'en son nom, on privilégie les peines alternatives, les aménagements de peine et les libérations conditionnelles. Cette proposition laisserait la responsabilité aux juges (c'est à dire éviterait le côté "monarchique" de la grâce) et permettrait de réduire l'inhumaine surpopulation carcérale actuelle.
Il y a actuellement une volonté d'absolutisme sur cette ville et une stratégie de reprise en mains. j'en veux pour preuve le découpage des cantons"
Reconnaissons-le, là il faut carrément s'accrocher ! Ceux qui ont atteint le troisième paragraphe, doivent vraiment se demander "quel découpage ?".
Tentative de traduction là-aussi : le maire de Bordeaux a nommé des adjoints de quartier et redécoupé leurs territoires par strict décalquage des cantons urbains, c'est à dire des territoires des conseillers généraux. Son soucis est purement stratégique : regagner les cantons qu'il perd régulièrement, mais beaucoup plus gravement, rendre plus difficile encore la compréhension des citoyens du "qui fait quoi ?" "Pourquoi, et avec quelles compétences". C'est beaucoup plus grave qu'il n'y parait : cela méli-mélo ne peut que finir de désintéresser les citoyens à la politique !
Troisième exemple, mais là, pas d'inquiétude, aucun lecteur n'est parvenu jusqu'aux 2/3 de l'article !
A propos de l'opposition municipale : Alain Juppé ne prend jamais en compte les propositions. Même les aménagements de la place Tourny n'ont pas eu grâce à ses yeux. Ce n'était pas de la polique, ça ! Juppé, je ne lui demande pas d'entrer dans la Ligue révolutionnaire!"''
Là, le rédacteur a vraiment fait très fort ! Oui, c'est vrai, Alain Juppé , ne prend jamais en compte les propositions de l'opposition municipale. Et j'ai donné l'exemple d'une proposition qui n'a rien de politique, moins encore de subversif : dégager l'intendant Tourny du fatras de panneaux indicateurs et revoir l'aménagement très "bric à brac" de cette place emblématique. Et j'ai ajouté par plaisanterie, après explication, "personne ne demande à AJ d'entrer à la ligue révolutionnaire, mais seulement d'accepter des propositions positives !"
On le comprendra, j'ai émis quelques réserves auprès d'Hervé Mathurin sur ce papier dont il est l'auteur. La pire est pourtant le titre, mis dans ma bouche "Alain Juppé m'écarte de tout". Ce n'est certainement ni mes mots, ni l'idée force que j'ai essayé d'exprimer dans cet entretien d'une heure. Hervé Mathurin m'a répondu que c'était la liberté du journaliste. Alors ma liberté à moi, c'est de refuser que cela soit écrit entre guillemets et avec un pronom personnel.
Sous la photo "Pour Michèle Delaunay, il n'y a pas de distinction à faire entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé". Là aussi, entre guillemets. Oui, la politique d'Alain Juppé est à Bordeaux , et serait la même au plan national s'il n'en avait été écarté. Mais écrire la phrase ainsi, et la mettre dans ma bouche, est tout simplement une faute professionnelle.
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samedi 5 juillet 2008
Par Michèle Delaunay,
samedi 5 juillet 2008 à 16:56 dans Journal
Deux oiseaux rivalisent de beauté dans mon jardin ; tous les deux grands, l'un à peine un peu plus qu'un pigeon, l'autre sensiblement plus grand.
La pie, noire et blanche, parait habillée par Saint Laurent. Quand elle vole, un grand V blanc se dessine sur ses ailes noires, que curieusement on a envie de qualifier "noir de geai". Sur ce smoking d'apparat, deux faisceaux de plume d'un bleu marine profond. La classe.
Le geai fait plutôt dans des teintes douces : habit marron glacé, un peu rosé, et dessus une magnifique parure d'un bleu difficile à qualifier, plus vif que les porcelaines wedgwood, rare. J'ai un pull over un peu comme ça, mais je crains que ça ne suffise pas à vous faire voir le plumage du geai, tellement caractéristique.
Mes deux bellâtres ne sont pas des commensaux très agréables pour leurs congénères plus petits : il mangent volontiers les oeufs dans les nids, quelquefois même les oiseaux qui en sont juste sortis. Dans mon jardin, ils se disputent les escargots, qu'ils saisissent et dont ils vont casser la coquille sur la pierre d'un banc. J'ai mis plusieurs jours à comprendre ce qu'était ce cimetière quasi préhistorique.
Est-ce que la beauté chez les oiseaux donne des droits, comme l'argent chez les humains ? Je pense qu'on connait ma réponse. Les oiseaux n'ont sans doute ni méchanceté, ni gentillesse, ils se battent pour survivre.
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mercredi 2 juillet 2008
Par Michèle Delaunay,
mercredi 2 juillet 2008 à 16:36 dans Journal
Je serais tout simplement très heureuse de votre présence à mon compte-rendu de mandat
demain jeudi 3 juillet, à 18 h 30
à la maison du combattant (de la combattante !)
97 rue Saint Genès à Bordeaux
un buffet de jardin, garanti libre d'OGM, nous réunira ensuite
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mardi 1 juillet 2008
Par Michèle Delaunay,
mardi 1 juillet 2008 à 21:03 dans Journal
Du plomb dans l'aile, mais pour la com', ça va bien !
Le parallèle avec la politique du gouvernement est flagrant : la défiscalisation de Robien fait contre elle l'unanimité des experts, mais, au diable l'avarice, les efforts et dépenses de communication n'ont jamais été aussi bon train !
Même topo pour la politique du pouvoir d'achat du gouvernement : échec absolu, entériné autant pas la célèbre "ménagère de plus de 50 ans" que par les Economistes, à l'intérieur comme à l'extérieur des frontières. (Dé)Raison de plus, d'investir 4,3 milllions d'euros dans la publicité télévisée. On prend vraiment les gens pour des zozos. Du genre "Votre pouvoir d'achat fléchit ?... Non, non, ce n'est pas parce que la politique du gouvernement est mauvaise, c'est que vous ne l'avez pas comprise !"
Je reviens au de Robien. Pas à l'élégant Ministre qui a vilipendé la méthode globale de lecture qui n'était plus utilisée par les enseignants depuis que j'étais moi même à l'école, mais à la mesure de défiscalisation qui l'a fait entrer dans la postérité microcosmique de la politique française contemporaine.
Les experts sont unanimes et les gogos qui se sont laissés prendre commencent à les suivre : le "de Robien" est en grande partie responsable de l'enchérissement du prix du foncier et de la hausse des loyers, et au passage aussi de la difficulté des bailleurs sociaux et des collectivités à élargir leur parc social.
En plus, et ce n'est pas le moindre, la mesure est à l'origine de milliers de constructions médiocres, qui ne trouvent aujourd'hui pas preneur et qui commencent de se clochardiser, si l'on peut utiliser ce mot pour un bâtiment.
Michel Duchène, adjoint du Maire de Bordeaux, avec son humour très fin dès qu'il aborde le domaine social, entérinait lors de notre séance plénière du Conseil Général du 29 juin, ce naufrage politique. Le retard en logements sociaux de Bordeaux était évoqué. Qu'à cela ne tienne ! Michel Duchène a la réponse : le logement de Robien va bientôt devenir un "logement social de fait", terme que la droite affectionne pour désigner les logements insalubres. Et ainsi, il pourra renflouer les mauvais chiffres bordelais.
En l'entendant, je me demandais s'il faisait de l'humour, de la provocation ou un accès aigu d'inconscience politique. Les trois, sans doute.
Pourquoi je parle du "de Robien" aujourd'hui plus qu'hier ? Parce que j'en ai ras l'ordinateur, comme plusieurs d'entre vous qui me l'ont signalé, des messages gouvernementaux "Transformez votre impôt en patrimoine !". Suit un baratin, sur tous les avantages de la mesure sur la facture que vous recevrez du Trésor public.
Oui, les gogos, sont bien en effet défiscalisés, mais ceux qui s'enrichissent réellement, et à destination desquels la mesure a été conçue, ce sont les promoteurs !
Ce n'est pas de pub dont nous avons besoin, mais d'un véritable dossier dans la presse de grande diffusion, d'une vraie information sur le sujet pour que cette disposition délétère, que Martin Hirsch a un moment espéré faire supprimer, avant de rentrer dans ses 22, soit séchée par désintérêt de ceux qui la nourrissent.
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lundi 30 juin 2008
Par Michèle Delaunay,
lundi 30 juin 2008 à 12:23 dans Journal
Le titre du quotidien "Libération" paru ce week-end ("Mais où est passé le PS ?") est extrèmement choquant.
Il reprend la phrase de Josyane Balasko, particulièrement mal venue sur un sujet où nous sommes particulièrement actifs, tant à l'échelon national qu'à l'échelon local : le logement.
On trouve ci-après ma réponse au quotidien Libération. Lire la suite
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samedi 28 juin 2008
Par Michèle Delaunay,
samedi 28 juin 2008 à 16:00 dans Journal
C'est une expression qu'affectionne particulièrement Philippe Madrelle. J'en aime aussi la belle simplicité, que ne renieraient ni La Fontaine, ni Perrault (celui des contes).
La tête dans les étoiles européennes, les pieds sur la terre multi-séculaire, mille fois historique (ayant vu tant d'inutiles batailles, de vains affrontements, de morts par milliers) de notre continent européen.
Voilà qui ferait un beau slogan (je déteste le mot "slogan") pour la présidence française. Du côté des étoiles, l'aspiration à l'Union en face, mais aussi aux côtés, des continents émergents et de la bascule des civilisations.
Du côté de la terre, la volonté, chevillée au corps, d'une Europe sociale, monitrice d'un nouveau modèle de société.
Nous avons peur d'avoir peur, alors que nous avons tout. Et que tant n'ont rien.
Juste pour la formule : j'ai si souvent l'impression, lisant les journaux, écoutant des propos qui me rasent ou qui me révoltent, que nous avons les pieds sur les étoiles, occupés à les fouler, et la tête en l'air.
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Par Michèle Delaunay,
samedi 28 juin 2008 à 14:40 dans Journal
Décidément, l'avion, que je ne prends que sous la contrainte des horaires, n'est pas mon ami : lundi dernier, je suis enregistrée sur le vol suivant celui que j'avais réservé, ce matin aux aurores, alors que tout le monde est déjà embarqué, première alerte, puis deuxième alerte ; une fuite qui ne pourra finalement être réparée nous ramène dans l'aéroport pour attendre la suite...
Ce n'est pas l'événement du demi-siècle, sauf que, je devais vers 10 h 30 parler de santé et de révolution des âges à la maison de la Chimie où Ségolène présentait sa contribution. Gilles Savary qui devait, lui, parler d'Europe, a conclu comme moi que l'embarquement de secours que l'on nous proposait à 10 heures 10, ne donnait aucune chance à notre déplacement.
J'ai contribué à la contribution de Ségolène, sous la forme de plusieurs séances de travail sur les deux thêmes de la santé et de la politique de l'Age, qui sont pour les socialistes une sorte de "nouvelle frontière". Si nous réussissons ça, si nous sommes capables d'innover, d'inventer, de proposer un nouveau service public de santé, une politique de l'âge qui sera non seulement nouvelle mais la première du genre, alors nous serons vraiment bons, et nous aurons su mettre les valeurs du socialisme en face des réalités du XXIème siècle.
Retour de l'aéroport, l'oreille basse, avec Gilles, après avoir envoyé des SMS-SOS de détresse à nos amis, "montés" à Paris, et bien sûr à Ségolène. La chaleur commençait de monter dans les rues vides de Bordeaux. Devant un café, nous avons feuilleté quelques une des photos-bulles que nous a envoyé Asteggiano. J'en verse une dans le photo-blog. Son titre est particulièrement à propos.
Petit éphéméride d'une journée mal commencée. Ce sont les plus difficiles à ne pas mal finir.
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jeudi 26 juin 2008
Par Michèle Delaunay,
jeudi 26 juin 2008 à 15:39 dans Journal
Bordeaux nous donne l'exemple, en réduction, d'un Etat UMP. Le parallèle entre la politique nationale et la politique bordelaise est bien souvent instructive.
C'est aujourd'hui la fête du vin qui montre l'esprit d'ouverture et le respect des règles républicaines par notre municipalité.
Cérémonie d'inauguration à 13 heures. Prise de parole : Laurent Courbu, président de la chambre de commerce, Alain Juppé. Point final.
La parole n'a été donnée ni au Conseil Régional, en la personne de Philippe Dorthe représentant le Président, ni au Conseil Général, les deux institutions finançant à hauteur de 86 000 euros chacune, somme à laquelle s'ajoutent le montant de la location des stands et la mise à disposition du personnel pour animer ces stands.
Lors de la visite des stands, même chose. Les représentants du Conseil Général et Régional sont laissés derrière. La députée (en l'occurence ma pomme), essaye de demeurer dans la ligne de tête, comme le protocole républicain le lui enjoint. Juppé tire son épouse vers lui pour qu'elle reste à ses côtés, de l'autre le pack de rugby constitué par Martin et Delaux est appelé en renfort.
Juppé me dit très précisément quand je manifeste ma volonté de demeurer à ma place : "Excusez moi, Madame, mais ma femme désire se mettre à côté de moi".
- "Monsieur le Maire, n'avez-vous pas deux côtés ?"
Il attire aussitôt de l'autre Nathalie Delattre, sans doute parce qu'elle est la tête d'un château viticole. A sa majorité, il dit avec délicatesse en me regardant "ça commence à faire !"
La place de l'épouse dans les manifestations officielles est aujourd'hui dictée par l'exemple Nicolas-Carla. Je ne suis pas sûre que cette pipolisation, dont nous avons les retombées moins éclatantes, soit un progrès. Le rôle de l'épouse est tout en finesse, elle ne prévaut en aucun cas sur les femmes ayant des responsabilités. Carla Bruni a au demeurant plus de tact.
Je pense très souvent à ce que serait l'attitude de Jacques Chaban-Delmas, aux côtés d'une femme l'ayant battue aux élections : "Michèle, jamais je n'aurais imaginé être battue par une femme d'une telle qualité ! C'est un plaisir pour moi de vous avoir à mes côtés ! Ah, les Bordelais ont de la chance de nous avoir l'un et l'autre pour les représenter !"
Personne n'aurait été tout à fait dupe, moi la première. Chaban préférait faire plaisir qu'humilier.
Question de nature..
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mercredi 25 juin 2008
Par Michèle Delaunay,
mercredi 25 juin 2008 à 21:25 dans Brèves
Présentation ce soir à l'hôtel de Lassay (la résidence du Président de l'Assemblée) du rappport d'activité de la Haute Autorité de Santé.
En fin de manifestation, Bernard Accoyer, disparait dans une de ces lourdes limousines aux vitres noires qui soustraient les dignitaires de ce monde au regard des peuples.
Mais y-a-t-il en France 100 personnes, et une seule parmi les amis de ce blog, pour reconnaître Bernard Accoyer ?
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Par Michèle Delaunay,
mercredi 25 juin 2008 à 07:27 dans Journal
Les mesures d'économie proposées par le directeur de l'UNCAM font, comme pour les franchises, peser tout le poids des économies nécessaires sur les malades.
Ci-après, le communiqué à la presse faisant état de ma position et de mes propositions Lire la suite
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mardi 24 juin 2008
Par Michèle Delaunay,
mardi 24 juin 2008 à 14:17 dans Journal
Je vous le dis tout carrément : Nicolas Sarkozy m'a fait un cadeau.
Un cadeau, je dis bien, un cadeau personnel, remis avec solennité à l'instant par les huissiers de l'Assemblée
A chaque député, je le reconnais, mais enfin, c'est quand même un cadeau personnel !
Et c'est quoi, le cadeau ?
Devinez ...
Une attention très personnelle.
Vous brûlez ? Vous donnez votre langue au chat ?
Eh bien, c'est ... Une cravate !
De facture très balladurienne, la cravate : un discret petit pied de poule gris-mauve argenté et noir. Chicos !
Sûr qu'il sait pas encore qu'il y a quelques filles à l'Assemblée.
Outre la cravate : un petit cartable noir qui va aller rejoindre les 70 cartables de congrès que j'ai accumulé au cours des années, un stylo bille (ça peut toujours servir) et un petit carnet frappé aux armes de l'Union Européenne.
Je sais pas si Sarko sait distinguer les filles des garçons, du moins parmi les députés, mais sûr qu'il nous prend pour des gosses.
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Par Michèle Delaunay,
mardi 24 juin 2008 à 09:34 dans Brèves
Huit centimes d'euros, c'est l'augmentation qui vient d'être consentie au SMIC horaire.
Si ça ne paye pas le gaz, ça paye au moins l'allumette...
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Par Michèle Delaunay,
mardi 24 juin 2008 à 08:22 dans Journal
Cinq heures pour ce compte-rendu de mandat collectif des parlementaires socialistes, devant la salle bondée du Cinéma bien connu, le "Grand Rex". Un millier de personnes qui ont suivi, je crois avec intérêt, tous les temps, tous les aspects de cette année parlementaire marquée par un gros travail de l'opposition.
Clôture par un discours, brillant comme à l'ordinaire, de François Hollande. Nous venions d'apprendre que le gouvernement avait acheté 1600 spots pour expliquer à la télévision tous les bienfaits de sa politique. François a eu la part belle d'expliquer que c'était tout à fait normal : le Président n'étant jamais dans les médias, les ministres pas davantage, ils n'avaient les uns et les autres d'autres moyens que de faire de la publicité aux heures de grande écoute et avec l'argent du contribuable.
Alain Juppé et son équipe, qui n'ont après tout que deux articles par jour dans Sud-Ouest, devraient y songer..
"Nous faisons de la politique, ils font de la publicité", a conclu François sur le sujet, avant d'examiner, chapitre par chapitre, l'état de la France après un an de gouvernement de droite.
L'opposition a su faire prendre conscience au pays de l'échec global de cette "réforme-catastrophe". Elle a su aussi proposer, démontrer, convaincre et le résultat des élections municipales et locales a été significatif de ce point de vue.
Comme pour le dernier temps de la manifestation d'hier, consacré à notre prospective en matière de santé, nous devons être maintenant principalement dans la construction. C'est particulièrement vrai dans ce domaine qui m'occupe beaucoup : nous avons à mettre en place un nouveau système public de santé.
Au travail.
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lundi 23 juin 2008
Par Michèle Delaunay,
lundi 23 juin 2008 à 18:56 dans Journal
Socialistes, radicaux et citoyens en réalité, c'est à dire tous ceux qui composent nos groupes "SRC" à l'Assemblée et au Sénat.
Très beau cadre, un peu kitsch mais où la modernité de la scène se fond bien : le Grand Rex, boulevard poissonière. Mille, deux mille (?) personnes dans les grands fauteuils rétros, cuir brun et bakélite bordeaux, où personne encore ne s'est endormi.
D'ailleurs il n'y a pas de quoi : un rythme très rapide des interventions (trois minutes chacun, pas une de plus), des flashs ou des films très courts, entre les bouquets d'intervention.
A l'instant, Jean-Yves le Bouillonec parle du logement. Au programme, quatre grands thêmes : l'opposition à quoi ça sert ?, pouvoir d'achat, Europe et Santé. On se doute un peu sur quel thême j'interviens : les inégalités de santé qui se creusent alors qu'au XXème siècle, la médecine et le progrès social les avaient beaucoup amoindries.
Et maintenant, Montebourg. Beau parleur s'il en est (ce n'est pas une critique) donne un digest de son intervention brillantissime à l'Assemblée sur la réforme des institutions.
Je referme sagement mon ordi...
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samedi 21 juin 2008
Par Michèle Delaunay,
samedi 21 juin 2008 à 17:19 dans Journal
Il fait beau. C'est une nouvelle importante, doublée d'une autre également importante, et ceci depuis des siècles et sans doute même des millénaires.
Cette nouvelle, littéralement transcendante, est la suivante : c'est le début de l'été. On peut le dire plus savamment : nous atteignons au solstice d'été, ce moment infiniment court, mais infiniment beau, où la lumière du jour marque sa victoire sur la pénombre de la nuit.
Dans toutes les civilisations, depuis des temps immémoriaux, cette victoire, qui n'a rien d'électoral, cette victoire essentielle, est fêtée. Jack Lang a eu l'intuition qu'il fallait la faire coïncider avec une des plus immatérielles de nos activités : la musique.
Aujourd'hui est donc la fête de la musique. Reconnaissons que les modestes moineaux qui m'entourent n'ont pas l'air très au courant. A cause de la chaleur peut-être, ils la bouclent.
Que vient faire Tolstoï dans tout ça ? De véritables fanatiques du blog le savent sans doute, car j'en ai déjà parlé, probablement dans l'euphorie de l'arrivée de l'été précédent.
Tolstoï ne pouvait demeurer à sa table de travail quand l'été russe se déployait sur les champs et que l'on fanait, moissonait, sur des hectares autour de Iasnaïa Poliana, sa maison.
Nous avons tous les deux (Tolstoï et moi, soit dit en toute simplicité) un défaut/une qualité en commun : une flemme monumentale de tout travail intellectuel nous saisit quand, même un morceau de jardin en plein ville, joue de tous ses verts sous le soleil et en appelle à notre fondamentale fibre agricole.
Donc : il est plus de 17 h, je dois rédiger dans le week-end ma "Lettre de la députée" et préparer un topo sur les "inégalités de santé" (y'a de quoi faire !) pour l'assemblée générale des députés et sénateurs socialistes, lundi 23 juin à Paris.
Victime du syndrome Tolstoï, je ne suis toujours pas au boulot. Et il a fallu que je passe par le blog pour parvenir à m'y mettre.
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