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Comme un papier qu’on froisse

Ecrit dans la nuit un petit billet que je n’ai pas trop envie de mettre en ligne.

Je n’en retiens que ce morceau de poème inscrit au panthéon des vers qui m’accompagnent :

 »Ange plein de gaieté, connaissez-vous l’angoisse/La honte, les remords, les sanglots, les ennuis/Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits/ Qui compriment le coeur comme un papier qu’on froisse? »

J’ai transcrit les quatre vers à la suite car la coupure ne leur va pas. Elle leur enlève leur rythme de long soupir, de confidence nocturne. C’est d’un trait que je les entends et que je crois il faut les dire.

« Un ego qui joue contre la paix »

Il s’agit aujourd’hui du gros titre de la sueddeutsche Zeitung, journal de Münich, qui s’emporte contre ce qui est beaucoup plus qu’une « bourde »: la trahison par Sarkozy du pacte conclu entre les dirigeants de l’Union Européenne, les USA, l’Allemagne et la Russie de tenir secrêtes les négociations pour la paix entre Israel et Palestine.

Au passage c’est aussi réduire à zéro des mois de travail de notre diplomatie. Alain Juppé a dû regretter de s’être « excusé » une fois encore et de n’avoir pas donné la préférence au Conseil de Communauté urbaine de Bordeaux.

Obama, Merkel, tous les autres ne décolèrent pas. Notre petit matamore a ruiné des efforts patients sur lesquels comptaient la Palestine pour franchir un pas de plus : celui de la place d’observateur à l’ONU à défaut de la reconnaissance immédiate.

La presse européenne, depuis quelques mois et malgré la Libye, titre sur des variantes du même thême : le crépuscule de Sarkozy. Ce qui nous est présenté en France comme une reprise de position internationale est jugé hors de nos frontières comme une agitation de dernier recours.

Plus que jamais il est nécessaire d’ouvrir les portes et les fenêtres des médias internationaux pour mieux mesurer l’urgence de rendre Président et Gouvernement à leurs « Affaires » personnelles.

MON POINT PRESSE DE RENTREE – jeudi 22 septembre

Bordeaux 7 – Edition du vendredi 23 septembre

La députée ps de Gironde Michèle Delaunay a tenu sa conférence de presse de rentrée hier. Proposition de loi sur le droit à la cantine scolaire, billet d’humeur sur la situation des rroms, twit sur la peine de mort, propositions diverses et variées au maire de bordeaux, prise de position sur la santé et la politique de l’âge, la députée PS de la deuxième circonscription de la Gironde nous a habitués à être sur tous les fronts. «Mon mandat de députée est très particulier. C’est à la fois un mandat local et un mandat national mais c’est avant tout un mandat du peuple». Et à ce titre, Michèle Delaunay, qui estime que «la mairie n’a plus de pilote» se fait fort de représenter les Bordelais. La députée s’investit notamment sur deux gros dossiers : l’urbanisme/mobilité et la pauvreté. Elle aborde ainsi à bras-le-corps les problèmes de stationnement. «Les Bordelais sont obligés de prendre leur voiture pour aller travailler car ils ne peuvent pas la garer. Il faut absolument créer des poches de stationnement», insiste l’élue tout en reconnaissant qu’il ne faut pas non plus encourager l’utilisation de la voiture. Autre problématique, le mobilier urbain. «Il faut absolument que la ville ait une gestion raisonnable de ce mobilier. Les potelés fleurissent partout pour éviter le stationnement mais là c’est au point qu’on ne passe plus !». Elle se bat également contre le projet de Cité municipale à l’entrée du cours d’Albret, qu’elle qualifie de «gros éléphant», contre le tracé de la ligne D qu’elle aurait préféré voir desservir Caudéran et s’inquiète du débouché rive droite du pont Bacalan-Bastide dont «on ne connait toujours pas les accès rive droite alors que tout cela va changer la vie des Bastidiens». Elle s’élève enfin haut et fort contre le Grand Stade. «On nous parle de 165 M€ mais nous savons que ce sera plus proche des 200 sans compter les accès. Si on veut faire travailler le btp, mieux vaut faire des logements sociaux car il en manque 6400 à Bordeaux juste pour être en règle avec la loi SRU». Autre cheval de bataille de la députée et non des moindres, la pauvreté. «25% des Bordelais vivent en dessous du seuil de pauvreté et 47 % des ménages bordelais ne sont pas imposables», rappelle-t-elle tout en saluant certaines initiatives bordelaises comme la bagagerie pour SDF ou le déménagement de La Case, l’association de soins aux toxicomanes, dans le quartier St-James. «Ce sont de très bonnes choses mais cela revient à mener une politique de pansements et pas de changement».

Une année athlétique

Autant de combats à mener pour la députée alors que les mois qui se profilent s’annoncent très chargés. «Nous entrons dans une année décisive qui verra se dérouler deux 400 mètres, celui qui nous mène aux primaires socialistes pour lesquelles j’ai nourri quelques inquiétudes, à commencer par l’intérêt des Français pour le sujet, avant d’être rassurée, et celui bien sûr qui nous amène aux présidentielles pour lequel j’ai un optimisme raisonnable». Et puis bien sûr, il y aura une troisième course, «un petit 100 mètres dans la durée, celui des législatives». D’ores et déjà, Michèle Delaunay promet qu’elle sera députée à plein temps. «Je n’ai qu’une seule ambition, celle de faire les choses bien. J’ai travaillé à plein temps comme députée de l’opposition, j’aimerai désormais pouvoir peser sur la formidable tache du futur Président de la République et du Gouvernement et apporter ma pierre». Quand au cumul des mandats lié à sa casquette de conseillère générale, l’élue socialiste affirme que «ce n’est pas rédhibitoire».

20 Minutes – Edition du vendredi 23 septembre

Delaunay, voix de l’opposition

Le passage en revue des sujets chauds de la rentrée, hier, par la députée socialiste de la 2e circonscription de Bordeaux Michèle Delaunay, a été l’occasion de tacler la politique municipale. La députée, qui soutient Hollande pour les primaires socialistes, estime que, depuis qu’Alain Juppé est ministre de la Défense, la mairie « est une majorité anonyme et sans pilote ». Les projets du Grand Stade et de la Cité Municipale (un regroupement de services) vont faire l’objet d’un partenariat public privé (PPP). Pour Michèle Delaunay, c’est une façon pour la mairie de « transformer les dettes en loyers pour masquer les emprunts ». Hugues Martin, adjoint au maire de Bordeaux chargé des finances et de l’administration générale répond que « les PPP, menés en partenariat avec la CUB sur le Grand Stade, ont l’avantage d’être moins coûteux. Et les sociétés privées, qui respectent les délais, s’engagent sur la durée pour la gestion des bâtiments. » L’urbanisme est aussi dans la ligne de mire de Delaunay : « Il faut construire une vraie ville, avec un éventail de métiers et pas une cité de designers et d’architectes ». Comme attendu, elle se présente aux législatives prochaines. Et son discours a déjà des accents de campagne.

Aqui.fr – Edition du vendredi 23 septembre

Michèle Delaunay dénonce « un pays en cessation de gouvernement, une municipalité bordelaise sans pilote »

Michèle Delaunay, députée de la Gironde. Ce jeudi 22 septembre, Michèle Delaunay, députée de la Gironde, élue dans la circonscription de Bordeaux, a tenu une conférence de presse de rentrée à Bordeaux-Bastide, en présence d’Emmanuelle Ajon, sa suppléante. L’occasion pour elle de revenir sur son mandat, sur les échéances électorales qui s’annoncent, mais aussi sur les dossiers à la fois locaux et nationaux qui lui tiennent à coeur. Comme elle le définit elle-même, la particularité de son mandat est « d’avoir une double entrée : à la fois bordelaise et nationale ». Autrement dit, l’opportunité d’un double regard, critique, sur la politique nationale et municipale, dont elle ne se prive pas.

« Députée des Bordelais » depuis quatre ans, Michèle Delaunay évoque sans tendresse, les dossiers à la fois nationaux et municipaux. « Nous avons un pays en cessation de paiement et en cessation de gouvernement », et à Bordeaux, la situation n’est pas plus envieuse puisqu’il nous faut faire avec « une municipalité sans pilote qui fait le grand écart quotidien avec la politique du gouvernement, notamment s’agissant de la pauvreté et de la précarité. Si elle rappelle que « 25% des Bordelais vivent en dessous du seuil de pauvreté, contre 13 % au niveau national », elle reconnaît, soutient même, les politiques d’accompagnement de la ville comme la Bagagerie ou La Case. Mais pour la députée, ça ne suffit pas : « Ce ne sont au final que des pansements. C’est une très bonne chose que de pouvoir déposer ses bagages, mais ce serait une meilleure chose encore de pouvoir héberger les personnes. Les hébergements d’urgence sont très insuffisants à Bordeaux. »

« L’économie bordelaise se dévitalise »

Du point de vue de l’urbanisme bordelais son jugement n’est pas plus favorable. « Le tissu de l’artisanat et de l’industrie s’efface. Notre économie bordelaise se dévitalise, nous ne soutenons pas l’emploi productif comme il le faut. » Pour faire travailler les BTP, elle préconise fortement, la construction de logements sociaux, « plutôt qu’un grand stade, dont on ne sait pas encore qu’elles seront les voies d’accès. A Bordeaux il manque 6400 logements sociaux par rapport aux objectifs de la loi SRU, des logements pour lesquels, on paye une amende ! » Sur les dossiers nationaux, Michèle Delaunay rappelle son attachement à la santé et à la politique de l’âge. Elle insiste sur le fait qu’« il est grand temps de politiser la santé, sinon on va privatiser la maladie. Il faut arrêter la privatisation des hôpitaux, mais travailler pour la prévention, pour la santé durable, et pour l’accès aux soins». Et la récente augmentation de la fiscalité des mutuelles est un motif de plus dans son argumentaire : « Ca amène à augmenter le prix des mutuelles, et au final, si cela touche tout le monde, ce sont les plus pauvres qui vont encore en être le plus impacté, en renonçant à certains soins». Autre cause de désappointement pour la députée, « la prise en charge de la dépendance a été totalement laissée tomber à proximité de l’échéance de 2012 ».

« L’année décisive »

Quant à l’année qui s’annonce, elle l’évoque comme « une course de haies », « un deux fois 400 m » pour les socialistes. D’abord les primaires, ensuite l’élection présidentielle. Si elle a choisi François Hollande auquel elle envoie des notes régulières sur le sujet de la santé, elle se contente sur le terrain de « faire campagne pour les primaires », considérant que « le choix est entre les mains des Bordelais ». Quant à l’élection présidentielle, elle avoue un « optimisme raisonnable ». Son espoir : « que les Français suivent le même chemin que les Allemands, qui ont donné une victoire électorale à la gauche pour la sixième fois consécutive ». Un espoir aussi « pour que l’Europe puisse changer de politique». Quant aux législatives qui auront lieu dans la foulée, elle demandera l’investiture du PS pour s’y présenter à nouveau. Après avoir été députée de l’opposition, elle porte l’ambition de pouvoir être « une grande députée de la majorité qui va peser sur la vie législative ».

Aide alimentaire européenne : après la paralysie, le cynisme ?

Après nous avoir donné le spectacle de la paralysie, l’Europe va-t-elle nous donner celui du cynisme ?

Aujourd’hui, une commission de dernière heure va entériner -ou pas- une réduction des 3/4 de l’aide alimentaire européenne qui constitue la part majeure du financement des associations telles que la banque alimentaire, les restos du coeur..

Pour être précis, il s’agit de passer de 487 millions d’euros à 117 : ces associations ne seront plus en mesure de venir en aide aux quelques 15 millions de personne qui ne peuvent sans elles subvenir à leur simple nourriture. Personnes âgées, chômeurs, précaires, mères isolées.. verront se fermer ce lien de solidarité avec l’ensemble des Européens.

Vous a-t-on demandé votre avis ? Auriez-vous répondu « oui », si l’on vous avait demandé d’amputer d’ un euro votre participation au budget communautaire ?

Non. Et pourtant le coût de cette aide, littéralement vitale pour 15 millions de nos « frères humains » est pour chacun de nous de 1 Euro !

Mobilisons-nous ! Ce sont les dernières heures pour faire monter la pression et la honte. Facebook, twitter, message à vos élus, pétition sur le site des associations, mêlons-nous de cela comme du reste.

Et au prochain tour, changeons la majorité de cette Europe que nous finirons par apostasier.

Elections à Berlin : un signe pour l’Europe entière

Hier dimanche a eu lieu l’élection du Parlement de Berlin. Résultat sans appel : majorité absolue en sièges pour la gauche SPD/Verts (SPD : 28,3 % + Verts 17,6 %).

C’est la sixième défaite de la coalition « noir-jaune » de Mme Merkel (CDU/CSU-FDP), c’est à dire chrétiens-démocrates et libéraux) depuis son accès à la Chancellerie et c’est un signe fort laissant augurer d’un changement de majorité en automne 2013, à l’issue de son mandat.

2012 en France, 2013 en Allemagne. Osons dire que les signes sont bons pour espérer une évolution notable des politiques européennes. Nous l’avons répété à chaque scrutin : ce n’est pas l’Europe qui est mauvaise, c’est la majorité qui la gouverne. Un basculement à gauche du « couple franco-allemand » constituera(it) un pas décisif.

Chacun de nous est un artisan de ce pas. L’élection française vient en premier : une victoire aura un effet d’entrainement sur nos voisins, et ce d’autant plus qu’elle sera nette, voire large.

Au travail !

Suivi et Infogérance par Axeinformatique/Freepixel