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Rentrée au lycée Montesquieu : bravo la Région !

Rentrée scolaire au lycée Montesquieu ce matin en grand aéropage (Alain Rousset, le recteur Nembrini, l’inspecteur d’Académie Mercier…). C’était l’occasion de faire le point des conditions de cette rentrée mais aussi de constater l’état d’avancement des travaux initiés par la Région dans cet établissement.

Le très beau cadre de ce lycée, sa cour verdoyante, ses arches, son architecture classique se trouvent rajeunis par de nouveaux équipements : un centre de documentation et d’information clair, spacieux et bien équipé et une salle poyvalente du même métal.

La visite a été l’occasion de faire la connaissance de la nouvelle Proviseur du lycée, Mme Françoise Vieuville; Ce coup de jeune aux installations parait pleinement en accord avec sa personnalité dynamique.

Les établissements scolaires de tous niveaux constituent décidément un des points très forts du canton Grand Parc – Jardin public dont je suis l’élue : lycées Condorcet et Montesquieu, lycée des Chartrons, collège Cassignol et collège du Grand Parc avec son annexe Clisthène et toutes les écoles qu’il serait trop long de citer ici. Mais pas d’inquiétude, je reparlerai d’elles.

Ecoles privées hors contrat : l’insuffisant pouvoir des instances académiques

L’affaire Saint Eloi-Saint Projet à Bordeaux, révélée par l’émission « les infiltrés » du 27 avril 2010, a levé bien des lièvres.

Toute proportion gardée, l’effet détonateur et multiplicateur est du même ordre que celui des enregistrements cachés au domicile de Liliane Béttencourt. Dans les deux cas, sans ces événements, la dalle serait restée scellée sur des problèmes qui sont autant de dossiers d’envergure nationale.

Dans le terrier levé à Bordeaux, la question, elle-même multiple, des établissements privés hors contrat.

« Hors contrat » ne doit pas vouloir dire « Hors la loi ». C’est pourtant partiellement le cas ; défiscalisations équivalant de facto à un financement d’Etat, insuffisant pouvoir de l’Education nationale, placent ces établissements en dehors de la règle commune.

L’émission de France 2 a révélé au collège Saint Projet la tenue de propos racistes et la dispensiation d’un enseignement proche du révisionisme, toutes choses tombant sous le coup de la loi.

Deux inspections diligentées à Saint Projet par l’inspection académique ont démontré un manquement au Code de l’éducation relatif aux objectifs du socle commun d’éducation inscrits dans ce code. Pour faire simple : l’enseignement dispensé s’écartait du socle de connaissance exigibles parce que susceptibles de garantir l’égalité entre les petits Français. Cette formulation, un peu empoulée pour le lecteur ordinaire, veille à ne pas s’écarter des formules de la loi. L’intégriste est par nature procédurier et je recommande à chacun de ne pas lui prêter la main.

Quel pouvoir avaient, à l’issue de ces inspections, les responsables académiques ? Un pouvoir totalement insuffisant. Pleinement avertis de l’état de nature signalé en fin de paragraphe précédent, ils ont examiné les textes au microscope à double entrée. Avec raison.

Leur pouvoir a été de signifier à l’établissement et aux familles la nécessité d’inscrire les enfants pour la rentrée suivante (demain 2 septembre) dans un autre établissement.

Ce pouvoir a encore été affaibli par le fait que l’établissement a refusé de communiquer les adresses des familles et l’un des commentateurs fidèles de ce blog s’est gaussé de ce que les parents n’avaient rien reçu. Il en savait bien la raison. « Procédurier » n’est souvent pas très éloigné de « déloyal ». Je parle de façon très générale, on le comprend.

La directrice de l’école a répondu qu’elle avait radié les enfants Et déposé une demande d’ouverture d’un nouvel établissement. Dans les mêmes lieux. No further comment.

Ceci est inacceptable. Le principe d’égalité est intangible. Lois et règles doivent être les mêmes pour tous.

A titre de comparaison, si le Conseil de l’Ordre des médecins constate (ou est averti) d’un manquement au Code de la Santé publique de la part d’un de ses praticiens , il réunit une commission disciplinaire qui décide de quatre niveaux de sanction dont les deux derniers sont la suspension provisoire d’activité ou la radiation définitive.__

Pour un manquement au Code de l’éducation, qui n’est pas moins grave qu’un manquement au Code de la Santé, puisqu’il contrevient à la loi et, de plus, au principe d’égalité inscrit dans la constitution, les responsables académiques sont démunis du pouvoir de suspension ou de fermeture d’un établissement.

C’est le sujet de l’interpellation que je viens d’adresser au gouvernement que l’on trouvera in extenso en page « Bordeaux ».

Si on s’aimait ?

Non, je ne vais pas vous le faire à la Ségolène. Ce titre n’est qu’un clin d’oeil.

Mais quand même… Si on se respectait un tout petit peu, si on y mettait un peu d’humour de temps en temps ?

L’incommensurable stupidité des moeurs politiques me laisse toujours d’abord pantoise, et puis triste, beaucoup triste, beaucoup déçue. Quand verrai-je Alain juppé éclater de rire en me voyant et dire « Michèle, quand même, ça commence à faire ! Vous faites votre job, moi le mien, tout ça n’est pas méchant ».

Au lieu de s’appliquer si fort, d’abord à ne pas me voir dès qu’il m’a vu, puis dès qu’il n’a plus pu ne pas me voir, de tenter de retrouver sa couleur naturelle et de me saluer d’une main et d’un dos raide, associé à un « bonjour Madame » de salle d’audience.

Pourquoi tous ces gens ne se comportent-ils pas normalement ? Perdent-ils le bon sens ? Pourquoi Eric Woerth n’a-t-til pas compris qu’à force de dire qu’il n’y avait pas de problème, rien que le bon droit, il accumulait sur sa tête à la fois les problèmes et l’évidence d’une mauvaise justice ? Pourquoi Alain Juppé ne reconnait-il jamais qu’il s’est trompé, qu’il a été imprudent, comme pour la dévolution de Saint Eloi ? Pourquoi ? Pourquoi ces hommes qui nous gouvernent ne sont-ils, non seulement que des hommes, mais pas même des hommes de bon sens, et en tout cas pas des grands hommes ?

Pourquoi ?

J’ai plein de réponses mais je préfère laisser la question ouverte.

Quand la stupidité le cède à la bêtise

La visite de la maison éco-citoyenne par Valérie Létard a été l’occasion d’un festival dans ces deux domaines en raison de l’attitude de ma collègue ump de la circonscription voisine : Chantal Bourragué.

Disons-le simplement, Chantal n’agit pas que de son propre naturel. Comme le Ministre Eric Woerth, elle suit les consignes du patron de l’ump ; dans ce cas, le patron local de cette organisation, dont il est aussi le fondateur..Ainsi sont les moeurs en ce parti.

Je me rends donc à cette visite, comme il se doit pour un Député, d’accueillir dans sa circonscription les Ministres de la République, d’autant que j’ai fréquemment échangé à l’Assemblée avec Valérie Létard de manière courtoise et positive.

Me voilà donc à ses côtés et un moment après aux côtés du Maire et elle en arrière par le jeu de la marche. Mme Bourragué se précipite, me presse de me déplacer « ne restez pas à côté d’Alain Juppé, laissez le donc respirer ». Comme je n’obtempère pas, jugeant qu’Alain Juppé était en plein air et que, quelle que soit la qualité de ses bronches, il ne courrait aucun risque. Elle me bouscule donc, me contourne, se plante devant moi face aux photographes et me donne par l’arrière un coup de fesse pour me pousser et assurer ainsi le cordon sanitaire nécessaire au Maire de Bordeaux.

la grave faiblesse de ce petit fait médiocre est qu’il déshonore le mandat de Député et dévalue l’ordre républicain.

Comment peut-on être aussi bête ?

C’est une interrogation que l’on peut qualifier de réconfortante, si l’on se place du point de vue du PS, ou de radicalement désespérante si l’on se situe au niveau de l’humanité toute entière.

La réponse est en effet : on le peut.

Et l’ump est de ce point de vue un cas d’école.

La nomination de Dominique Dord au grade de trésorier de ce parti, à vrai dire assez mal en point, est exemplaire en effet. Non que ce député n’ait pas bonne allure. Sourire avenant, silhouette sportive et comptant parmi ceux qui saluent non seulement les huissiers mais les députés d »opposition. C’est dire.

Mais choisir pour trésorier, dans le récent sillage des batteries entières de casseroles d’Eric Woerth et de son maître, un député ayant fait ses armes professionnelles chez l’Oréal et ayant transformé l’essai en créant son micro parti, disons -le entre nous, c’est quand même d’une bêtise à couper au couteau.

Il y a deux situations où l’on peut faire les pires « … « . Disons : les pires « stupides erreurs » pour n’offenser ni le vocabulaire, ni la décence : quand on est au faîte du succès ou quand on est au fond du trou.

Sarkozy illustre les deux.

Suivi et Infogérance par Axeinformatique/Freepixel